Avant de retrouver les photos prises par notre photographe Vanessa, voici le récit d‘Etienne sur ce trail hivernal du SANCY MONT DORE :

“Cette année la neige n’est qu’en altitude, à moins qu’il ne neige la nuit. Au réveil dimanche, il n’y a pas plus de neige que la veille. Les “Easy Shoes” semblent inutiles cette fois. Ce sera donc gadoue là où l’on avait l’habitude de trouver la neige, étrange. Heureusement au fur et à mesure de la première montée, les arbres se recouvrent d’un manteau blanc. On a même droit à une chute de neige horizontale. 

Le premier ravito arrive très vite, au bout d’une heure, contre 1h30 l’année dernière. Ce trail s’annonce rapide. Le temps de manger un bout de fromage, l’interview annuel à France 3 Auvergne (et oui ma trogne est passée deux fois de suite à la télé!), et c’est reparti. A la banne d’Ordanche, le vent se lève et le ciel se dégage: magnifiques vues sur les pistes du Mont-Dore et sur la plaine verte restée sans neige. On peut se faire plaisir dans la descente, aller vite quitte à tomber car la neige amortie les chutes! Dès que l’on retourne en forêt, la neige fait place à la gadoue, la température grimpe, on a presque trop chaud. 

Le 2ème ravito est vite passé pour se diriger vers le Puy Gros. Sa rude montée que j’appréhendais est facilitée par les bâtons cette année. Il faut sortir les lunettes de soleil lorsque l’on sort de la forêt sombre, le beau temps est là. Ici aussi , la vue est splendide. La descente qui suit se fait même en mode luge sur les fesses : la descente est assez raide, il y a bien assez de neige, et c’est plus rapide et plus drôle!

Une fois la forêt atteinte, nous laissons définitivement la neige derrière nous pour cette édition. S’en suit gadoue à volonté, chaleur. On a le changement climatique en tête. Contrairement à Guéret, physiquement ça va bien, jusqu’ici j’ai les jambes, le souffle, de bonnes sensations : je passe le dernier ravito sans m’arrêter. La suite est un peu plus compliquée : lacets lâches, je ne veux pas perdre de temps à m’arrêter pour les refaire. Début de fringale dans la dernière montée. Crampes. Je marche, activement, avec les bâtons. Ca passe, ouf. Les derniers du 20 km se laissent rattrapper. On aperçoit le Mont-Dore, l’arrivée est proche. Ah tiens, c’est déjà fini!

Bref, encore une bonne organisation et un bon trail, plus roulant et rapide cette année étant, mais heureusement avec assez de neige en altitude pour garder la qualification de “trail blanc”.”